| Di | Lu | Ma | Me | Je | Ve | Sa |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | |
| 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 |
| 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 |
| 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 |
| 28 | 29 | 30 |
Depuis le 09-10-2007 :
4104 visiteurs
Depuis le début du mois :
44 visiteurs
Billets :
9 billets
Il existe plusieurs (une infinité peut être ?) voies d'accès à la galaxie Wronski depuis la ....brousse.
Nous sommes résolus ici à explorer l'astre solitaire qui brille de mille feux depuis sa facette "mathématique" , ce qui on voudra bien le reconnaitre n'est pas très original.
Nous tenons en effet, ainsi que l'a amplement montré Cherfils dans "Un essai de religion scientifique", que Wronski reprend de Descartes, dont il est le continuateur, le programme de Mathesis universalis (mathématique universelle) pour le porter à un achèvement en forme d'incandescence.
Ce qui explique les sarcasmes, aisément compréhensibles, que déclenche toute allusion aux "thèses sur l'absolu" de Wronski parmi un public ayant une culture mathématique modérée : on admettra bien sûr les trouvailles géniales et annonciatrices (les déterminants, la notion de "wronskien", etc...) mais ce sera tout.
Mais comme l'explique Sarrazin de Montferrier au début de son "Encyclopédie mathématique", Wronski a pour programme de "porter le savoir mathématique à l'absolu".
Ya t'il réussi ? c'est une autre histoire !
Mais de deux choses l'une : soit on prend (à notre exemple) la Mathesis universalis au sérieux, et alors Wronski apparait comme un candidat sérieux, et son oeuvre comme un champ d'exploration absolument inédit (au moins, celui qui s'y lance sera comme les premiers pionniers au Far West ... il n'aura guère de prédecesseurs).
Soit on traite cela par le rire ("les lubies de Descartes et Leibniz") et on retourne à la brousse...c'est à dire dans le cas des matheux les tonnes d'articles qui se publient chaque semaine sur Arxiv! pas de problème, Wronski est dépassé, il n'est plus à niveau...il faut dire qu'en 150 ans les maths ont sensiblement évolué...mais ont elles été "portées à l'Absolu" (en admettant que cette notion ait un sens) ? non, évidemment !
Si l'on se décide (et nous nous décidons!) d'une décision "résolue" (dixit Heidegger) à suivre cette route qui n'en est pas une, un ouvrage se présente immédiatement à l'esprit comme revêtant une importance cruciale : l'Introduction à la philosophie des mathématiques et à la technie de l'algorithmie de 1811.
Par une chance insigne, il est lisible gratuitement sur le web, à deux adresses:
-soit au patrimoine numérisé de l'université de Strasbourg : http://imgbase-scd-ulp.u-strasbg.fr/displayimage.php?album=529&pos=0
-soit en texte intégralement disponible à la bibliothèque Google : http://books.google.fr/books?id=GeBJAAAAMAAJ&printsec=frontcover&lr=&hl=fr
La première édition est plus soignée, mais la seconde plus facile à lire en continu.
L'encyclopédie mathématique de Montferrier en quatre volumes, inspirée totalement par la pensée mathématique de Wronski, est accessible aussi, à la BNF Gallica:
http://www.math.uni-bielefeld.de/~rehmann/DML/dml_links_title_E.html
http://math-doc.ujf-grenoble.fr/LiNuM/TM/Gallica/S099465.html (vol 3)
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k99462n (vol1, et on trouve les autres facilement, en tapant le nom de l'auteur en "recherche" sur Gallica))
Publié par Teleiosis à 18:32:29 dans MESSIANISME - Philosophie Absolue | Commentaires (0) | Permaliens




j'ai le plaisir de faire ici la promotion du blog Rebelles.info :
rédigé par une équipe de journalistes et essayistes bien connus pour leur honnêteté et leur courage sans concession dans la lutte contre le naziSSlam , comprenant entre autres Alexandre Del Valle, Michel Gurfinkiel, Guy Millière, robert Redeker etc...(voir liste complète sur leur blog).
Blog où l'on peut lire en préambule cette citation :
"Quand les gens intelligents se piquent de ne pas comprendre, il est constant qu'ils y réussissent mieux que les sots" (André Gide)
La mauvaise nouvelle c'est qu'ils sont en vacances du 17 au 24 février et ne peuvent donc couvrir l'évènement important (et terrifiant) entre tous, à savoir la tragédie du Kosovo.
C'est aussi (ce qu'ils ont annoncé sur leur blog) que les futurs serbes du Kosovo, mais en France, c'est nous.
Car enfin : le jour où la Seine Saint Denis sera composée à 90 % de musulmans, vous croyez qu'elle voudra rester un département français ?
mais je m'alarme peut être trop vite : peut être que ce jour là la France elle même sera devenue une république islamique, et dans ce cas là il n'y aura aucun problème !
rappelons que le Kosovo est depuis toujours une terre serbe, qu'il y a 5 siècles encore il était habité exclusivement par des serbes, que c'est le pouvoir ottoman qui a organisé artificiellement et par la force une immigration d'albanais musulmans, pour mieux vaincre la résistance serbe à l'islamisation; en 1920 il y avait encore cependant une majorité de serbes, puis Allemagne nazie pro-musulmane et pouvoir communiste sont passés par là (notamment ce dernier pour interdire tout retour des serbes chassés, en vue de rééquilibrer les ethnies)....et aujourd'hui cette terre est définitivement colonisée par l'Islam.
autre mauvaise nouvelle : nos médias nous mentent, par ommission en tout cas (mais aussi autrement que par ommission, je vous rassure) en faisant le silence radio sur les terribles émeutes musulmanes au Danemark...le "motif" de ces violences insensées a juste été évoqué sur une chaine publique :"les jeunes émeutiers se plaignent de racisme"
La terrifiante réalité est décrite sur le blog Rebelles.info : la police danoise a déjoué un attentat visant à tuer l'un des journalistes qui étaient à l'origine des caricatures de Mahomet, et plusieurs journaux ont publié une de ces caricatures (celle que je publie ici). C'est cela qui a enflammé la " jeunesse" danoise (lol).




Publié par Teleiosis à 16:17:06 dans Actualité | Commentaires (0) | Permaliens
L'édition de 1930 (chez Felix Alcan) des "Esquisses de philosophie critique" d'African SPIR est précédée d'une introduction magistrale de Léon Brunschvicg.
On pourra lire la première édition du livre, parue en 1887 et préfacée par A Penjon, sur Gallica :
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k78015c
La pensée de Spir est proche de celle de Brunschvicg en ce sens qu'elle représente véritablement l'idéal philosophique, la sagesse, par opposition aux grands systèmes qui prétendent fournir une explication globale du Tout. C'est à dire, en d'autres termes, l'opposition du dogmatisme et du criticisme.
Brunschvicg emploie des termes très forts, qui prenaient tout leur sens dans leurs années 30 : les dogmatiques en philosophie, dont , selon Brunschvicg, Hegel est un cas d'école, peuvent être nommés des surhommes, et le type opposé de philosophe est , non plus surhomme, mais sage.
Le dogmatique, dont la tradition philosophique de l'Ecole (la scolastique) fournit de nombreux exemples, "a trouvé avant d'avoir cherché. Dans l'étendue de l'univers intelligible il trace un système d'opinions qui définit sa vérité. Il s'attribue, à titre de surhomme, un privilège d'infaillibilité auquel participent à leur tour les individus du groupe qui a consenti à s'enfermer dans ce système. Or à l'intérieur des sociétés qui ne s'endorment pas sur elles mêmes, qui ont suffisamment d'énergie pour vivre de la vie spirituelle, il arrive inévitablement que l'arbitraire des systèmes engendre leur multiplicité. Le spectacle de leur contradiction provoque un sursaut de réflexion méthodique, un progrès de raison critique, qui brise le préjugé du dogmatisme ... alors apparait le type opposé de philosophe, non plus surhomme, mais sage"
ainsi ce n'est pas, comme le croit Kojève, Hegel qui est le premier Sage, mais l'on peut dire que son systématisme grandiose (que Brunschvicg reconnait d'ailleurs pour tel, avec une admiration non feinte) ouvre la voie, par réaction, à la sagesse.
La multiplicité des systèmes fait aussi écho à la multiplicité des croyances et des religions aux "dieux à noms propres", y compris les trois religions prétendûment "monothéistes". Là aussi l'arbitrtaire aboutit au chaos.
Le philosophe selon Brunschvicg et Spir, le sage, est celui qui au lieu de s'installer en Dieu et d'usurper la prérogative d'un (prétendu) savoir divin, se maintient au plan terristre dans un sentiment d'ignorance qui est la condition même de l'homme. On reconnait là la sagesse de Socrate, qui ne sait qu'une seule chose, c'est qu'il ne sait rien.
Mais contre le voeu même de Socrate, des "Socratiques" fondateurs d'écoles et de systèmes prennent le relais, Comme Platon, Aristote, Aristippe, Antisthène, ces deux derniers moralistes préparant les "dogmatismes effrenés du stoïcisme et de l'épicurisme, dont les controverses sans issue achèveront de ruiner la civilisation antique, et permettront que règne sans partage l'étouffoir chrétien, puis islamique... jusqu'à nos jours !
Contre cet enfermement de la pensée dans le système métaphysique ou religieux, l'attitude de Spir et de Brusnchvicg se définit par un mot : "Pas de compromis !", soit l'héroïsme de la Raison auquel invite aussi Husserl en 1936 , debant la montée du nihilisme nazi, et de nos jours Badiou devant la montée du nihilisme de la "globalisation" financière qui enregistre un pas de plus avec l'irruption sarkozyste.
Le vrai est ce qui se vérifie, se constate, non certes par une accumulation de faits, mais par une exigence d'exactitude qui est l'âme même de la philosophie, et qui se nomme aussi Raison. Voir aussi :
L'absolu n'est pas dans une vérité ou un système clos de vérités, c'est là tout le sens de l'anti-logicisme de Brunschvicg (qui ne s'attaque en rien à la logique, discipline hautement mathématisée et admirable de rigueur). L'Absolu s'identifie avec la recherche de l'absolu. Car si je m'engage avec honnêteté dans la voie de la philosophie, c'est à dire dans la recherche de la vérité, alors je dois reconnaitre, comme préliminaire, qui je ne dispose d'aucune vérité, que "je ne sais rien". Et je dispose alors d'une première vérité, qui est que je ne sais rien. C'est aussi ce que dit Wronski quand il interprète le "cherchez et vous trouverez" de l'Evangile.
Spir ne dit pas autre chose : "c'est seulement par le côté supérieur, logique, (rationnel) et moral, que nous sommes apparentés à l'absolu; l'homme est le produit le plus élevé de la nature et il n'a de valeur que par sa tendance à s'élever au dessus de la nature"
L'esprit se manifeste par une norme qui est le principe de toute vérité : la norme de la Raison. Sa supériorité sur la nature se montre par sa capacité à surmonter l'illusion "réaliste" qui produit l'apparence d'un monde extérieur qui serait fait de choses. Il s'agit du même triomphe de l'esprit qui est à la racine de la victoire du système héliocentrique avec Galilée, et de la rupture avec Ptolémée.
Amiel, lorsqu'en 1878 la médecine lui fit connaitre l'usure de son organisme, se donnait le même type de mot d'ordre:
"Il n'y a rien d'absolu dans l'homme, hormis sa conscience de l'absolu". il faut avoir compris la déception inévitable de l'être, qui définit son moi par l'animalité de sa nature individuelle pour trouver sa liberté dans le seul attahement à ce qu'il y a en nous d'universel et d'étenrel, ou plutôt d'atemporel. C'est ce que Wronski caractérise par la prépondérance (pour nous) de l'élément Savoir sur l'élément être.
Cet héroïsme de la pensée se paye très cher, non plus de nos jours par la mise à mort, ou la persécution, comme c'était le cas du temps de Platon et encore du temps de Fichte, ce qui explique selon Brunschvicg la tentation de ces deux philosophes de revenir à une "seconde philosophie", moins radicale que la doctrine idéaliste initiale, mais par la mise sous silence.
Spir n'a pas échappé à cette dure expérience, qui déclare avant la fin : "j'espère que ma mort brisera l'étrange sort qui semblait jeté sur tout ce qui émanait de moi". Et Brunschvicg, tombé dans l'oubli, n'y échappe pas non plus de nos jours...nos sombres jours où les medias incultes et la TV "reality show) font et défont les "célébrités éphémères".
C'est pour déchirer ce voile d'oubli que ce blog est fait.
Et l'on pourra trouver plus de travaux de Brunschvicg accessibles gratuitement sur le web, et notamment une lecture et une analyse "en temps réel" de son ouvrage le plus important sans doute du point de vue religieux, "De la vraie et de la fausse conversion", sur le forum "Le dieu des philosophes et des savants", voir notamment :
Publié par Teleiosis à 11:31:36 dans Philosophie | Commentaires (0) | Permaliens
|
Il est impossible de surestimer la valeur philosophique, c'est à dire pour nous tout aussi bien "religieuse", du diagramme ci dessus, imaginé par Roger Penrose; il est expliqué tout au long de ce cours accessible à l'adresse :
et il fait aussi l'objet du premier chapitre ("The roots of science") de l'ouvrage récent de Penrose : "The road to reality", notamment du paragraphe 1.4 : "Three worlds and three deep mysteries".
Les trois "mondes" correspondent aux trois formes d'existence distinguées par Penrose: physique, mentale et "platonique mathématique" ; le monde platonique des Idées est conçu par Penrose comme entièrement mathématique (quoiqu'il laisse ouverte une possibilité pour des Idées d'autre nature), mais il n'a pas à être imaginé comme un "monde intelligible" transcendant. En fait Penrose veut simplement caractériser les entités mathématiques comme absolument objectives, non "nées de l'invention de certains cerveaux humains", en dehors du temps et de l'espace.
Cettte hiérarchie en trois niveaux rappelle celle de Popper, ainsi que celle où a tant achoppé le christianisme du Moyen Age : corps, âme, et esprit.
On doit tout d'abord remarquer qu'avec cette vision "tripartite" Penrose s'oppose frontalement à la conception la plus habituelle chez les philosophes analytiques contemporains ainsi que chez la plupart des scientifiques, conception que Badiou a caractérisée, à un autre niveau, comme "matérialisme démocratique", dont la thèse centrale et fondatrice serait selon lui :
"Il n'y a que des corps et des langages"
ce qui n'est pas loin d'être équivalent à : "il n'y a que du physique et du mental". L'étage du "platonisme mathématique" est absent.
Badiou quant à lui choisit la voie d'une défense du platonisme contre le relativisme et le nihilisme post-moderne et "wittgensteinien", qu'il caractérise comme "les nouveaux sophistes". Il donne comme formule de sa doctrine qu'il appelle "dialectique matérialiste":
"Il n'y a que des corps et des langages sinon qu'il y a des vérités"
Les vérités, qui sont conçues par Badiou comme "éternelles" (comme chez Descartes) correspondent au platonisme mathématique de Penrose.
Nous sommes au point de faire un choix, et nous choisissons la voie platonicienne, mais en privilégiant Penrose et Brunschvicg par rapport à la philosophie de Badiou.
Les "trois profonds mystères" concernent les "flèches" du diagramme, qui possède ainsi l'apparence d'un graphe, voire d'une catégorie, que nous pourrions et devrions mettre en correspondance avec un autre graphe célèbre : celui de la Sainte trinité, Père, Fils, Esprit.
La flèche orientée du monde platonicien mathématique vers le monde physique représente l'idée de Penrose selon laquelle tous les phénomènes sont mathématisables : rien de ce qui est réel ne peut se situer en dehors de la juridiction de la science, et il n'y a de science que mathématique.
La flèche orientée du monde physique vers le monde mental est en rapport avec le problème "corps-esprit" et les théories de l'esprit, qui essayent d'expliquer l'émergence du mental à partir de la réalité physique. Certains appellent ceci "matérialisme" mais c'est ambigu, "physicalisme" vaudrait mieux.
Enfin la flèche orientée du monde mental vers le monde platonicien mathématique traduit le fait que selon Penrose aucune notion mathématique (aucune Idée platonicienne) n'est au delà du pouvoir de compréhension de la Raison humaine (et non humaine d'ailleurs, il n'y a qu'UNE Raison).
Penrose laisse cependant ouverte la possibilité d'un diagramme différent où les flèches ne traduiraient pas une inclusion totale : il pourrait y avoir dans ce nouveau diagramme des Idées absolument au delà de l'intelligibilité humaine-rationnelle, des phénomènes physiques au delà de l'intelligibilité mathématique, et des "entités mentales" sans support physique (les "anges" de la scolastique par exemple).
Mais Penrose avoue clairement sa préférence pour le premier diagramme et nous le suivons sur ce point.
Le diagramme possède alors l'apparence du serpent "ouroboros", qui se mord la queue , d'un circuit qui tourne indéfiniment, la Roue cosmique en quelque sorte : flèche 1 ---> flèche 2 ----> flèche 3 -----> flèche 1 etc...
Selon Penrose cela recouvre, pointe vers, un mystère plus profond que les trois mystères qu'il a décrits, touchant au fait que les trois "mondes" ne sont pas séparés, ne font qu'UN, une Vérité suprême et unitive dont nous ne possédons qu'un faible pressentiment à l'heure actuelle.
Mais cette Vérité n'est absolument pas transcendante à l'Esprit humain, sinon nous serions dans la mystique, et Penrose est un scientifique-mathématicien-philosophe, un homme de la Mathesis universalis.
Les trois "sommets" du diagramme de Penrose sont aussi en correspondance avec deux triades célèbres : celle de la Trinité chrétienne , comme sus-mentionné, et aussi la triade platonicienne du Beau, du Bien et du Vrai, qui sont trois "aspects" du monde platonicien.
Le Beau correspond au monde physique, il se relie à la beauté des théories physiques qui rendent intelligible le monde physique, c'est là l'explication de la beauté de ces théories, et que de nombreux savants privilégient les "belles mathématiques" (celles notamment qui possèdent de nombreuses symétries).
Le Bien possède une connection profonde avec le monde mental : seul des êtres mentaux peuvent établir des critères moraux.
Le Vrai est évidemment l'idéal propre de la mathématique.
aussi possède t'il (si l'on admet les idées de Penrose, traduites dans son diagramme, selon lesquelles le monde platonicien est intégralement mathématique) la primauté sur le Beau et le Bien.
Par contre il est moins évident de mettre la trinité chrétienne en accord avec le diagramme de Penrose, qui symbolise selon nous "DIEU", le dieu des philosophes et des Savants, qui n'a rrien à voir avec les dieux des superstitions religieuses, et aussi la MATHESIS UNIVERSALIS. Ernest Renan concevait lui aussi "Dieu" comme la Science totalement réalisée (soit la Vérité suprême de l'Un dont parle Penrose).
La trinité chrétienne n'est pas purement philosophique, elle est entachée d'éléments mystico-religieux...
pour terminer, deux analyses très divergentes de "Road to reality" :
|
Publié par Teleiosis à 09:25:00 dans Physique | Commentaires (0) | Permaliens
Disons le tout net : la philosophie française, après la disparition de Brunschvicg en 1944, enregistre sur le mode "sartrien" puis après 70 "nouveaux philosophes" une décadence complète. Bien sûr il y a Foucaut, Deleuze, Badiou... mais ils ne sauraient selon moi supporter la comparaison avec les grands maitres du 19 èùe siècle et de la première partie du 20 ème : Darlu, Lachelier,Boutroux, Lagneau, Brunschvicg, ou Spir... et quelques autres. D'ailleurs Badiou devrait se poser des questions touchant au fait qu'il partage avec son ennemi juré Bernard Henri Lévy (qui a traitée sa pensée de "influencée partiellement par le nazi Carl Schmitt" pas plus tard que dimanche dernier sur Arte chez Moati) le qualificatif de "sartrien"...
Je signale que pour accéder gratuitement à l'oeuvre de ces grands philosophes, bien oubliés et méconnus aujourd'hui (ce qui n'est pas une coïncidence, et plaide pour eux et contre notre époque), et dont les livres sont souvent difficiles à trouver, Internet,( le même Internet envahi de sites pornographiques, ou islamiques, ou nazis....donc comme on dit "pour le meilleur comme pour le pire" ) constitue une mine, et notamment les ouvrages numérisés de la bibliothèque nationale :
Vous avez plusieurs façons de les trouver : soit taper leur nom dans "recherche libre", soit aller directement sur périodiques, puis philosophie, puis "revue de métaphysique et de morale" ou "archives de philosophie", qui contiennent de nombreux articles.
La philosophie d' African SPIR est très proche de celle de Brunschvicg, à l'exception notable près qu'il accorde beaucoup moins d'importance à la science et aux mathématiques. Mais il est tout aussi radical en ce qui concerne la nécessité de surmonter le "moi haïssable" (social, psychologique, et....mortel) pour accéder au Moi Absolu, le sujet de la philosophie et de la Mathesis, que d'aucuns ont désigné comme Logos, ou Raison ou même Christ... le très chrétien Malebranche ne dit pas autre chose avec sa "Raison universelle des esprits" qu'il identifie au Christ. Fichte dit la même chose dans son éloge (et sa transformation complète, voire transmutation) du christianisme...
Et tout notre travail, que j'ai appelé "démystification de la philosophie" doit être de débarrasser ce Logos de ses habits mythiques, ou fabuleux.
Voici quelques liens sur Spir :
http://en.wikipedia.org/wiki/African_Spir
ainsi que l'ouvrage de l'histoire de la philosophie de Bréhier (aller à 19 ème siècle après 1850, puis chapitre 6 "La métaphysique" puis paragraphe 3 Spir):
http://classiques.uqac.ca/classiques/brehier_emile/Histoire_de_philo_t2/f7c063
et aussi la BNF donc, en tapant "Spir" dans "recherche libre".
Accéder au Moi Absolu, c'est renoncer au moi empirique, psychologique, mortel... appelé "âme immortelle" par les neuneus religieux qui veulent ainsi immortaliser leurs histoires de fesses... oh pardon, leur "grand amour"
.
Dans les termes de Brunschvig, cela siginifie donc "renoncer à la mort", et ô combien c'est difficile....car nous y tenons, à ce cadavre que nous serons un jour... oups pardon encore, que nous ne serons pas, justement !
... en tout cas si nous avons réalisé le parcours philosophique, qui nous promet de "ne jamais goûter de la mort"... promesse qu'il partage avec Jésus dans l'Evangile selon Thomas...mais l'on m'excusera de placer ma confiance en la philosophie et le Logos grec, plutôt qu'en un évangile même copte, même apocryphe.
Dans la terminologie de Wronski cela consiste à "réaliser l'immortalité sur Terre en accédant à la condition hyperphysique du moi humain personnel"... terminologie un peu "ésotérique" bien sûr . Mais je maintiens que Wronski est de chez nous : un rationaliste absolu.
Et Spir permet ainsi de réaliser le lien entre Brunschvicg et Wronski...il est en quelque sorte le chainon manquant...je n'en veux pour preuve que ce passage de l'excellent ouvrage de Christian Cherfils sur Wronski "Essai de religion scientifique", ouvage très difficile à trouver et dont je vais donc me faire un plaisir de recopier les passages suivants (page 151-152):
"Il y a une mesure des choses; et cette mesure n'est point la nature physique, mais la loi de notre pensée. La nature physique apparait anormale et contingente; la loi de la pensée est par définition normale et absolue. C'est elle qui constitue le critère premier et dernier. contre elle l'expérience ne peut rien : toute science même expérimentale n'est elle pas fondée sur le principe de contradiction ? et qu'est ce autre chose que ce principe sinon le substratum de la loi de la pensée ? l'induction suppose que l'Etre peut être expliqué ou construit par le savoir; et cette idée postule déjà l'existence de l'Absolu.
C'est ce que Spir a bien compris et exposé. Dans une large mesure, Spir était wronskiste."
(et il renvoie sur ce point à la Revue de métaphysique et de morale, Mars 1896), lire notamment dans ce numéro l'article de Spir "La norme de la pensée et l'enchainement des choses" à l'adresse suivante :
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k11050z/CadresFenetre?O=NUMM-11050&M=tdm
Publié par Teleiosis à 08:33:18 dans Actualité | Commentaires (0) | Permaliens
Commentaires